Il faudra toujours une introduction

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-------Les grandes oeuvres auront toujours une introduction, alors voici mon oeuvre à moi, la mienne, l'Unique, l'Essentiel des pensées de l'adolescence, du majestueux Spleen qui m'enivre.

-------Attachez vos cerveaux, laissez parler l'Esprit, laissez vous embarquer dans les tourments de l'ivresse des mots, faites comme si plus rien n'existait.

Juste Toi, Moi ... et les Mots

Fly ...

# Posté le mercredi 19 avril 2006 16:48

Spleen qui es-tu ?

Spleen


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Charles Baudelaire.

-----Baudelaire est un poète en quête de Beauté, d'IDEAL, mais l'echec de cette recherche aboutit au désespoir, soit, le SPLEEN

Le Spleen et l'Idéal

-----Constante oscillation entre ces deux Mondes que tout oppose, pourrait-on même les qualifier d'Enfer et de Paradis ?

-----L'un est impossible à atteindre, l'autre viendrai presque de lui-même.

-----Le but de tous poètes est d'atteindre ce que Baudelaire appelle Idéal et ce qu'on pourrait qualifier de Bonheur, mais restent d'éternels insatisfaits.

-----Quand arrive le moment ou l'Idéal pense être atteint, toujours une satisfaction de quelques temps puis, tout s'efface, se dilate, s'enfui. Oui, les poètes sont d'éternels insatisfaits, des personnes prédestinées à envier ce que l'on ne peut avoir, oui les poètes sont des gens comme vous et moi avec comme seule différence qu'ils ont la richesse des mots et des expressions, le savoir faire de transmettre les émotions [...]

-----Pour ma part, simple adolescent(e), âme en peine, qui rejette société et populaire _Baudelaire est on mentor_

# Posté le mercredi 19 avril 2006 16:52

Modifié le jeudi 06 décembre 2007 07:19

Idéal qui es-tu ?

L'Idéal

Ce ne seront jamais ces beautés de vignettes,
Produits avariés, nés d'un siècle vaurien,
Ces pieds à brodequins, ces doigts à castagnettes,
Qui sauront satisfaire un coeur comme le mien.

Je laisse à Gavarni, poète des chloroses,
Son troupeau gazouillant de beautés d'hôpital,
Car je ne puis trouver parmi ces pâles roses
Une fleur qui ressemble à mon rouge idéal.

Ce qu'il faut à ce coeur profond comme un abîme,
C'est vous, Lady Macbeth, âme puissante au crime,
Rêve d'Eschyle éclos au climat des autans,

Ou bien toi, grande Nuit, fille de Michel-Ange,
Qui tors paisiblement dans une pose étrange
Tes appas façonnés aux bouches des Titans.
Charles Baudelaire.

Idéal ? Chose Universelle ?
Permettez moi d'en douter ...
Chacuns de nous à une conception différente de l'Idéal, chacun à le sien, l'Unique, personne ne pourra nous le voler... si ce n'est si seulement nous arrivions à l'attraper [...]

L'Idéal représente passion, dévouement et beauté. Cette chose cruelle qui nous emplit de Spleen, qui nous fait avancer tout en, perverssement, nous laissant sur le bas côté de la route.
Par la force des Mots, nous essayons de le deviner, de l'approcher, de le toucher même. Mais, toujours il restera hors de portée de nos Esprit. Même un Grand poète comme Baudelaire ne parviendra pas à savourer le doux plaisir de l'Idéal, sa délicatesse, sa tendresse, sa finesse ...

Mon Idéal à Moi repose sur mes épaules, tel un fardaud il me fait courber le dos
Jamais je ne pourrai goûter Ô ne seraisse que le satiné de sa peau
Ô Spleen, enivre moi de tes chaînes de passion
Enchaîne moi à l'arbre de l'Envie
Je n'existe que dans tes yeux
Je ne vis que pour tes yeux
Ô Spleen, delivre moi de tes tourments [...]

- Il ne suffit pas de faire des rimes pour transmettre les Emotions... -

# Posté le jeudi 20 avril 2006 16:02

Modifié le jeudi 06 décembre 2007 07:18

Breafing, Breaphing, Breafffffffing ?

Breafing, Breaphing, Breafffffffing ?
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3h35
Seul(e), enfermé(e) entre les quatres murs de cette chambre
Seul(e) face à la page d'écriture de Skyblog.com
Je m'évade parmi des horizons que vous n'imagineriez même pas
Ma réalité
Celle où tout y est doux et chaleureux
Celle où je peux enfin goûter aux plaisirs les plus exquis
Passion, Beauté, Poésie [...]

Les étoiles au-dehors sourient de ma solitude
Elles me narguent de leurs grands apparats
De leur liberté, de leur infinité
J'aurai voulu faire Astronaute
Pour pouvoir toucher toutes les étoiles ...

3h41
Toujours seul(e), a part un gros matou qui viens réclamer son dû de tendresse
Ils n'ont pas tellement à s'en faire, EUX
Leur vie ne repose pas sur les notes qu'ils auront en cours
Leur vie ne repose pas sur de l'ARGENT [...]
Il ne leur est d'aucune utilité

3h45
...Seventy-Four, Seventy-Five...
Raaah pourquoi ai-je bu ce café ??
Me voilà bloqué(e), les yeux exorbités à scruter le Ciel en quête d'étoiles filantes
En quête d'Idéal

3h50
Et dire que demain, un levé matinal m'attend
Un autre levé
Une autre journée identique aux autres
Tout se ressemble
Rien n'a plus de personnalité, rien n'a pas plus le goût de l'originalité
Belle-Epoque que celle de l'Enfance ...
Innocence, incompréhension, beauté primitive.

3h55
Allons, jeune adolescent(e)
Tout n'est pas joué, tout n'aura pas un goût si amer
Je fini cet article, empris(e) du beau du grand, de la création du virtuose Baudelaire
Je ne le répeterai pas, mais vous devriez maintenant bien Le connaître [...]

- Un temps pour chaques choses et chaques choses en son temps -

[ The Connels :-x-: Seventy Four, Seventy Five ]

# Posté le dimanche 23 avril 2006 22:09

Modifié le jeudi 06 décembre 2007 07:19

Paris at Night

Paris at Night
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Trois allumettes une à une allumées dans la nuit

La première pour voir ton visage tout entier
La seconde pour voir tes yeux
La dernière pour voir ta bouche

Et l'obscurité toute entière pour me rappeler tout cela
En te serrant dans mes bras
Jacques Prévert.


- Juste parce-que ce texte me tiens à coeur [...] -
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# Posté le mardi 25 avril 2006 08:17

Modifié le samedi 17 mars 2007 17:11